SoufiStudio
Rûmî

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« yeux et ne le regarda pas. Le sheikh, indifférent aux insultes et à l’hostilité, avait caché son visage pareil à la lune sous sa couverture, Content de l’éternité, content de la mort, joyeux, indifférent au mépris et aux paroles concernant ce qui est bas ou haut. Celui au visage de qui le Bien-Aimé sourit doucement, quel mal peut-il lui advenir des regards amers des gens ? Celui sur les yeux de qui le Bien-Aimé octroie un baiser, comment s’affligerait-il du Ciel et de son courroux ? Par une nuit de pleine lune, en quoi la lune dans la (maison) de Simâk * se soucie-t-elle des chiens et de leurs aboiements ? Le chien effectue sa tâche ; la lune accomplit doucement la sienne au moyen de son aspect brillant. Chacun exécute son petit travail : l’eau ne perd pas sa pureté à cause d’un bout d’herbe. Les herbes flottent humblement à la surface de l’eau : l’eau continue à couler pure sans en être troublée. Mustafâ (Mohammad) fend la lune à minuit : Abû Lahab, par haine, dit des sottises. Le Messie ressuscite les morts, et le juif se mord les mains de colère. L’aboiement du chien parvient-il jamais à l’oreille de la lune, particulièrement de cette Lune qui est l’élue de Dieu ? Le ro »

Mawlânâ Jalâl ad-Dîn Rûmî

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