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« véritable, entre nous et lui, donnez la victoire à celui-là et souhaitez qu’il soit victorieux.” « Nous nous livrâmes souvent à cette invocation, priant devant Lât, Uzzâ et Manat*, « Disant : “S’il a raison, rendez-le manifeste ; s’il a tort, rendez- le soumis à nous.” 4490 « Lorsque nous reconnûmes ce qui s’était passé, c’est à lui que la victoire fut accordée ; nous étions tous l’obscurité, il était la lumière. « Ceci est la réponse (que nous reçûmes de Dieu) : “En ce qui concerne ce que vous désiriez savoir, il est devenu évident que c’est vous qui êtes dans l’erreur.” » Puis, à nouveau, ils dissimulaient cette pensée de leur réflexion, et la chassaient de leur mémoire, Disant : « Cette pensée aussi, à savoir, que le fait qu’il ait raison soit établi dans nos esprits, provient de notre malchance. « Qu’importe, en vérité, qu’il l’ait emporté sur nous plusieurs fois ? La fortune donne la prédominance à chacun (de temps à autre). « Nous aussi avons été rendus victorieux par la chance, et avons parfois remporté sur lui la victoire. » Mais à nouveau ils se disaient : « Bien qu’il fût vaincu, ce n’était pas honteux et vil comme notre défaite, « Parce que, lors de la défaite, la chance lui donna en secret cent joies cachées ; « Car il ne ressemblait nullement à un vaincu, étant donné qu’il n’éprouvait pas de peine ni de chagrin à cause de cela. » Être vaincu est en effet le signe des vrais croyants ; cependant, dans la défaite du vrai croyant se trouve un bienfait. 4500 Si l’on écrase du musc ou de l’ambre, on remplit le monde entier du parfum d’herbes suaves ; Et si l’on écrase soudain le crottin d’un âne, les maisons seront remplies de puanteur jusqu’au toit. Au moment du retour humilié du Prophète de Hudaybiyah*, la gloire de Oui, Nous f avons accordé une éclatante victoire131 fut proclamée. * Idoles de La Mecque. * Il s’agit de l’expédition malheureuse du Prophète à Hudaybiyah, aux environs de La Mecque, en l’an 6 de l’hégire, qui précéda de deux ans la conquête de La Mecque. La raison cachée pour laquelle Dieu le Très-Haut donna le titre de victoire au retour du Prophète (sur lui la paix) de Hudaybiyah sans qu ’il ait atteint son but ; comment (Dieu dit) : Oui, Nous t’avons accordé une éclatante victoire ; car ce n ’était une défaite qu ’en apparence, mais en réalité une victoire, de même que le broiement du musc est apparemment un écrasement, mais en réalité confirme sa qualité musquée et manifeste ses vertus dans toute leur perfection e l’empire (divin) vint à lui ce message : « Va, ne t’attriste pas de l’empêchement de la victoire, « Car dans ton abaissement présent il y a des victoires ; en vérité, telle et telle forteresse, telle et telle ville te sont données. » Considère, après tout, lorsqu’il fit retraite en hâte, ce qu’il »