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« Sur la signification de Il a fait confluer les deux mers pour qu’elles se rencontrent ; mais elles ne dépassent pas une barrière située entre elles 63 2570 ontemple les gens destinés au Feu et ceux du Paradis demeurant dans la même boutique ; pourtant il se trouve entre eux une barrière qu’ils ne cherchent pas à franchir. Il a mélangé les gens du Feu et ceux de la Lumière : entre eux, Il a élevé la montagne de Qâf. Il les a mélangés comme la terre et l’or dans la mine : entre eux se trouvent des centaines de déserts et de caravansérails. Ils sont mélangés comme des perles et du jais dans un collier, devant se séparer comme les hôtes d’une seule nuit. Une moitié de la mer est douce comme le sucre : le goût suave, la couleur brillante comme la lune. L’autre moitié est amère comme le venin du serpent : le goût amer et la couleur noire comme la poix. Ces deux moitiés se jettent l’une sur l’autre, d’en dessous et d’audessus, vague sur vague, comme l’eau de la mer. L’apparence de collision provenant de la corporalité limitée est due au fait que les esprits sont mêlés dans la paix ou la guerre. Les vagues de la paix se précipitent l’une contre l’autre et déracinent les haines des cœurs. S »