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« qué la nécessité de Tannihilation du « moi » et la persistance de « Lui 57 » en « Moi 58 ». Il parle souvent de Man- sour Hallâdj 59 et cite l’un de ses poèmes : « Tuez-moi, ô mes amis ! Car c’est dans la mort que se trouve ma vie, et c’est dans la vie qu’est ma mort. « En fait , ma mort est dans cette vie (d’ici-bas) et ma vie réelle est dans la mort (d’ici-bas) 60 . » Mawlânâ explique aussi et défend la célèbre parole de Hallâdj : « Je suis la Vérité suprême 61 », parole qui fut la cause de son supplice. Mais quelle sorte de mort Mawlânâ propose-t-il ? Mansour al- Hallâdj disait : « Tuez-moi, ô mes amis ! » ce qui fut fait par ses ennemis. C’était donc une mort physique. Est-ce donc la suppression de notre être ? Sûrement pas, car pour pouvoir réclamer la mort physique, il faut d’abord avoir atteint le niveau de Hallâdj, c’est-à- dire prononcer une parole de la part de Dieu. Car, en fait, ce n’était pas Hallâdj qui proclamait : « Je suis la Réalité suprême », c’était Dieu qui parlait par sa bouche. Sa personnalité, son être individuel étaient annihilés en Lui. Hallâdj ne disait rien, c’était la Vérité suprême qui affirmait : « C’est Moi », car il ne restait »