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« pas haïl12 bis. En fait, chaque expression est l’indice d’un état : l’état est pareil à une main, l’expression à un outil. L’outil de l’orfevre dans la main d’un cordonnier est comme une graine semée dans le sable ; L’outil du savetier devant le laboureur est comme la paille devant le chien et des os devant un âne. « Je suis la Réalité suprême (Ana’l-Haqq) » sur les lèvres de Mansûr était la lumière ; sur les lèvres du Pharaon, « Je suis Allah » n’était qu’un mensonge. Dans la main de Moïse, le bâton devint un témoin ; dans la main du magicien, le bâton devint une chose vaine. C’est pourquoi Jésus n’apprit pas à son compagnon de voyage le Nom du Seigneur, Car il ne comprendrait pas, et attribuerait l’imperfection à l’instrument. Si tu frappes la pierre sur l’argile, comment la flamme surgirait-elle ? La main et l’outil sont comme la pierre et le fer : ils doivent être deux ; l’existence d’un couple est la condition de la naissance. 310 L’Un est Celui qui n’a pas d’associé ni d’outil ; dans le nombre, il y a le doute et cet Un est au-delà du doute. Ceux qui disent « deux » ou « trois » ou davantage sont certainement d’accord. Quand ils cessent de loucher, ils deviennent semblables ; ceux qui disaient deux ou trois affirment l’Unité. Si tu es une balle dans Sa lice de polo, continue à tourner sous Sa canne de polo. La balle ne devient parfaite et sans défaut que lorsque la fait danser le coup venu de la main du Roi. Prête attentivement l’oreille à ces paroles, ô toi qui louches ! Ecoute ce que tu ne saisis pas par la vue. Les paroles saintes ne restent pas dans les cœurs aveugles, elles retournent à la Lumière d’où elles sont venues, Tandis que le sortilège du Démon va dans les cœurs pervers comme un soulier tordu sur un pied tordu. Bien que tu puisses apprendre la Sagesse par ouï-dire, elle te quitte si tu n’en es pas digne ; Et bien que tu l’écrives et la notes, et bien que tu t’en vantes et l’exposes, 320 Elle détourne de toi son visage, ô discuteur ; elle brise ses liens et s’envole loin de toi. Mais si tu ne lis pas et qu’elle voit ta ferveur, la Connaissance sera dans ta main comme un oiseau docile. Elle ne demeure pas avec n’importe quel apprenti, comme un paon ne reste pas dans la maison d’un paysan. * Fâtiha, première soutate du Qor’ân, récitée dans les prières rituelles et dans toutes circonstances de la vie (naissance, mort). Qâri‘a, récitation de la sourate du Qor’ân. * Pont que doivent traverser les âmes pour se rendre au Paradis. Cf. Qor’ân, I. * Jeu de mots rapprochant le terme ashrafi, pièce d’or, et le mot ashraf, noble, le don d’honneur ètant tashrif. Comment le roi trouva son faucon dans la maison d’une vieille femme décrépite e n’est pas »