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« par peur d’Adam, le diable et les bêtes sauvages s’enfuirent de jalousie vers les îles, De même, par crainte des miracles des prophètes, les sceptiques se sont enfoncés sous l’herbe, Afin de pouvoir vivre dans l’hypocrisie en ayant la réputation d’être des musulmans, et que vous ne puissiez savoir ce qu’ils sont. Comme les contrefacteurs, ils enduisent la pièce vile d’argent et y inscrivent le nom du roi. 2150 La forme extérieure de leurs paroles est l’attestation de l’Unité divine et la religion de l’Islam : le sens intérieur est la graine de l’ivraie dans le pain. Le philosophe n’a pas le courage de prononcer une parole : s’il le faisait, la vraie Religion le confondrait. Sa main et son pied sont inanimés, et quoi qu’ordonne son esprit, les deux sont sous son contrôle. Bien que les sceptiques proposent avec leurs langues des raisons de douter, leurs mains et leurs pieds témoignent contre eux. Comment le Prophète (sur Lui la paix !) montra un miracle par le fait de la parole du gravier dans la main d’Abû Djahl (Dieu le maudisse !) et le témoignage apporté par le gravier à la véracité de Mohammad (que la bénédiction et la paix de Dieu soient sur lui) 1 y avait des cailloux dans la main d’Abû Djahl : « Ô Ahmad, dit- il, dis-nous vite ce que c’est. « Si tu es le Messager de Dieu, qu’est-ce qui est caché dans mon poing ? Parle, puisque tu possèdes la connaissance des mystères du Ciel. » Il demanda : « Que souhaites-tu que je fasse ? Dirai-je ce que sont ces objets, ou bien déclareront-ils que je suis loyal et que j’ai raison ? » Abû Djahl répondit : « Cette seconde chose est plus extraordinaire. » « Oui, dit le Prophète, mais Dieu a un plus grand pouvoir que cela. » Aussitôt, de son poing fermé, chaque caillou se mit à prononcer la profession de la foi musulmane. Chacun disait : « Il n’y a pas de Dieu » et chacun disait « sauf Dieu » ; chacun égrenait les perles de « Ahmad est le Messager de Dieu ». 2160 Lorsque Abû Djahl entendit cela des cailloux, dans sa colère il les jeta à terre. Suite de l’histoire du ménestrel et comment le Commandeur des croyants, ’Omar (que Dieu soit satisfait de lui), lui transmit le message apporté par la voix céleste evenons en arrière : écoutez quel était l’état du ménestrel ; car le ménestrel était devenu désespéré par l’attente. La voix de Dieu parvint à ‘Omar : « Ô ‘Omar, délivre Notre serviteur du besoin. « Nous avons un serviteur choisi et très estimé ; prends la peine de te rendre à pied au cimetière. « Ô ‘Omar, lève-toi vite et, du trésor public, mets dans ta main sept cents dinars. « Apporte-les-lui (et dis) : “Ô toi qui es Notre favori, accepte cette somme maintenant et excuse-nous. “Dépense-la pour acheter de la soie ; quand elle sera dépensée, »