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« grâce divine qui a répandu des milliers de faveurs sur les esprits, 1840 Afin de trouver refuge. Après avoir trouvé ce refuge, l’eau et le feu deviendront ton armée. La mer ne devint-elle pas l’amie de Noé et de Moïse ? Ne devintelle pas un adversaire assoiffé de vengeance contre leurs ennemis48 ? Le feu n’était-il pas une forteresse pour Abraham, de sorte qu’il fit s’élever de la fumée du cœur de Nemrod49 ? La montagne n’appela-t-elle pas Yahyâ (Jean-Baptiste) à elle et ne chassa-t-elle pas ses poursuivants à coups de pierres ? « Ô Yahyâ, dit-elle, viens, prends refuge en moi, afin que je te protège contre le glaive acéré. » Comment le perroquet fit ses adieux au marchand et s’envola e perroquet lui donna un ou deux conseils pleins de saveur, puis il lui adressa l’adieu de la séparation. Le marchand lui dit : « Va, que Dieu te protège ! Tu m’as montré à présent une Voie nouvelle. » Le marchand se dit en lui-même : « Ce conseil est pour moi ; je suivrai sa Voie, car cette Voie est radieuse. « Comment mon âme serait-elle inférieure à ce perroquet ? L’âme devrait suivre un aussi bon chemin. » Combien il est préjudiciable d’être honoré par les gens et de se faire remarquer e corps est comparable à une cage : au sein des flatteries de ceux qui vont et viennent, il devient un fléau pour l’âme. Celui-ci lui dit : « Je serai ton confident », et cet autre : « C’est moi qui suis ton compagnon. » 1850 Celui-ci lui dit : « Il n’existe personne qui soit semblable à toi quant à la beauté et à la dignité, la bienveillance et la générosité. » Un autre lui déclare : « Les deux mondes t’appartiennent ; toutes nos âmes sont les servantes de la tienne. » Lorsqu’il voit que les gens sont enivrés de désir pour lui, l’arrogance lui fait perdre le contrôle de lui-même. Il ne sait pas que le Démon a précipité des milliers d’hommes pareils à lui dans l’eau du fleuve (de la destruction). La flatterie et l’hypocrisie du monde sont suaves : manges-en moins, car c’est un aliment enflammé. Son feu est caché et son goût apparent ; sa fumée devient visible à la fin. Ne dis pas : « Comment accepterais-je cette louange ? Il parle par désir (de récompense) : je suis sur ses traces (et ne suis pas dupe). » Si celui qui te loue se moquait de toi en public, ton cœur brûlerait des jours durant à cause de ces blessures. Bien que tu saches qu’il ne l’a dit que parce qu’il était déçu, que les espoirs qu’il avait fondés sur toi ne lui aient rien rapporté, 1860 Cependant, l’effet produit par ces paroles demeure en toi. La même expérience t’advient lorsqu’il s’agit de louanges. Son effet, là aussi, demeure plusieurs jours et devient une source d’arrogance et d’illusion pour l’âme. Mais cela n’apparaît pas, car »