۞
« et délaissé au sein d’une multiplicité qui n’est qu’illusoire. Mawlânâ déclare dans le Mathnawî que le seul but et la seule pensée dans cette œuvre, c’est l’affirmation de l’Unité de l’Existence, et qu’il n’y a rien que Lui. Si quelqu’un y trouve autre chose que ce principe, ce ne serait qu’une idole 69 . Il ne faut pas croire aux couleurs 70 car la Réalité est sans couleurs 71 et c’est en elle que toutes les couleurs retournent. Dans cette vie éphémère, notre devoir est de comprendre, ou plutôt de sentir avec tout notre être, que nous sommes unis à l’Univers, à Dieu et à tout ce qui existe. Il n’existe aucune séparation réelle entre nous et cette Existence unique, nous avons seulement l’illusion d’être séparés du monde et du non-moi 72 . En fait, nous sommes tombés au niveau le plus bas 73 , nous sommes devenus lourds et pesants, à cause de notre corps et de notre âme charnelle qui le fortifie et accroît ses désirs : il nous faut nous libérer. Or, Mawlânâ affirme, nous l’avons vu, que le monde et l’Existence évoluent perpétuellement. Les êtres progressent depuis l’étape du minéral, puis du végétal, de l’animal, de l’humain et enfin de l’ange, jusqu’à l’esprit pur 74 . S »