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« échappe sans patience et prudence ; pour la prudence, en vérité, la patience est comme le pied et la main. Exerce la prudence en te nourrissant, car c’est une verdure empoisonnée : témoigner de la prudence est la force et la lumière des prophètes. Celui qui saute à chaque souffle de vent est pareil à de la paille, mais comment la montagne attacherait-elle du poids au vent ? De tous côtés, une goule t’appelle : « Écoute, ô mon frère, si tu veux trouver ton chemin, viens ici. « Je t’indiquerai la route, je serai ton bon compagnon de voyage, je suis ton guide sur ce sentier difficile. » La goule n’est pas ton guide, et elle ne connaît pas le chemin. Ô Joseph, ne va pas vers ce loup ! La prudence, c’est de ne pas être leurré par les choses suaves et les douceurs et pièges de ce bas monde. 220 Car elle (la goule) ne possède ni suavité ni douceurs ; elle chante des sortilèges et les récite à ton oreille, Disant : « Viens ici comme mon hôte, ô lumière de mes yeux : la maison est à toi, et tu es à moi. » La prudence consiste en ce que tu lui dises : « J’ai une indigestion », ou « Je suis malade, je suis un homme souffrant dans cette fosse » ; Ou : « J’ai mal à la tête : enlève-moi »