۞
« Car elle te donnera du miel mélangé d’aiguillons venimeux, de sorte que son miel te causera maintes blessures. Qu’elle te donne cinquante ou soixante pièces d’or, elle ne te donne, ô poisson, qu’un peu de viande sur un hameçon. Si elle donne, quand cette perfide donne-t-elle en réalité quelque chose ? Les paroles du filou sont des noix pourries. Leur caquet vous prive de la compréhension et de l’intelligence et considère cent mille raisons comme n’étant même pas une seule. En voyage, ton sac et ta bourse sont tes amis : si tu es Ramin, ne cherche rien d’autre que ta Wisa * . C’est ton Moi essentiel qui est ta Wisa et ta bien-aimée et toutes ces choses extérieures ne sont pour toi que calamité. La prudence, c’est que, lorsqu’on t’invite, tu ne dises pas : « Ils sont amoureux et épris de moi. » Sache que leur invitation est pareille au sifflet pour l’oiseau de l’oiseleur, tandis qu’il est caché dans son embuscade ; Il a placé là un oiseau mort, prétendant que cet oiseau pousse ce cri plaintif. Les oiseaux croient qu’il est l’un d’entre eux : ils l’entourent, et il arrache leur peau — Excepté, sans nul doute, l’oiseau à qui Dieu a octroyé la prudence, de s »