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« utre dégénérescence, le vates ne fut plus qu'un vulgaire "devin", et le carmen (d'où le mot français "charme") un "enchantement", c'est-à-dire une opé ration de basse magie ; c'est là encore un exemple du fait que la magie, voire même la sorcellerie, est ce qui subsiste comme dernier vestige des traditions disparues. » Tout ce que rapporte René Guénon sur la "langue syriaque", langue qui sera employée par les anges lors du questionnement du mort dans la tombe, et qui sera comprise par ce dernier, s'accorde avec ce qu'écrit l'Émîr, dans le troisième chapitre de sa Lettre aux Français, sur la "langue solaire", celui-ci connais sant sans doute, entre autres, les enseignements donnés à ce sujet par le Shaykh 'Abd al-'Azîz ad-Dabbâgh de Fez, dans le Kitâb al-Ibriz, Le Livre de ro- pur 27• Chez les anciens Arabes, avant l'Islam, la poésie jouait un rôle majeur sur lequel il n'est pas besoin d'insister. Nous dirons seulement que les particularités des possibilités rythmiques de la langue sont en correspondance, d'une part avec la structure de l'âme arabe, et d'autre part avec les rythmes naturels dont cette âme faisait l'expérience quotidienne (cadence du pas des chameaux, etc.) On peut »