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« trouve devant un miroir, on voit bien l’image de la réalité mais inversée. Il suffit d’opérer une autre inversion pour saisir la réalité telle qu’elle est et non telle qu’on la perçoit de façon indirecte par l’intermédiaire d’un support réfléchissant. Au sujet de la métaphysique, Guénon écrit : son objet est essentiellement un, ou plus exactement « sans dualité », (...) et cet objet, toujours par là même qu'il est « au delà de la nature », est aussi au delà du changement. Pour démontrer le caractère permanent de toute vérité relevant de la métaphysique, il dit : Z/ n'y a absolument pas de découvertes possibles en métaphysique, car, dès lors qu'il s'agit d'un mode de connaissance qui n'a recours à l’emploi d'aucun moyen spécial et extérieur d'investigation, tout ce qui est susceptible d'être connu peut l'avoir été également par certains hommes à toutes les époques. Une dernière citation nous montrera que Guénon, en accord avec l’ésotérisme islamique, entre autres, envisage la notion de réalisation et de liberté absolues au niveau le plus élevé : On voit, par ce qui précède, que la liberté absolue ne peut se réaliser que par la complète universalisation : elle sera ‘‘auto-détermination” en tant que coextensive à l’Être, et “indétermination” au-delà de l'Être. Tandis qu'une liberté relative appartient à tout être sous quelque condition que ce soit, cette liberté absolue ne peut appartenir qu'à l'être affranchi des conditions de l'existence manifestée, individuelle ou même supra- individuelle, et devenu absolument “un”, au degré de l'Être pur, ou sans “dualité” si sa réalisation dépasse l'Étre ?. C’est alors, mais alors seulement, qu'on peut parler de l'être “qui est à lui-même sa propre 2 Voir L'Homme et son devenir selon le Védänta, ch. XV et XVI. »