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Maîtres soufis

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« saint) par recherche de baraka. Il a toujours veillé à faire la distinction entre cette recherche de baraka et l’affiliation à une voie dans le but d’en devenir murid (aspirant) où y trouver une ascension par la Tarbiyya (éducation spirituelle) À titre d'exemple, des cheikhs comme Muhammad al-Kurdi, lui ont tout de suite fait savoir qu’il atteindra les sommets et surpassera ceux qui ont atteint la Qutbäniyyat al-Kubrâ (Le grand Pôle des Saints) (falakaakthaminhä !!). La fourchette de sa vie qui alla de 1783 à 1814 fut décisive. C’est durant cette période que se dessineront les grandes orientations du Saint homme. Il gagnera en célébrité dans les cercles soufis avec tout ce que cela implique de défis et surtout de risques. Entre 1781 et 1814, Cheikh Ahmad Tijâni entre dans une dernière phase dont les évènements et faits marquants pourraient se résumer ainsi en cinq points : 1- Durant cette période, le Cheikh révélera dans sa prédication le contenu de son message spirituel. Comme évoqué dans ce passage des Jawähir al-Ma'äni, par ce message, que nous pouvons traduire « Dieu va revivifier les contrées, il en fera profiter citadins et bédouins, et par son action, les éléments de la sunna muhammedienne vont se répandre. C'est en cela qu'il mérite l'appellation de « muhyiddin (le revivificateur de l'islam), l’homme de son temps ». C'est par lui que Dieu a revivifié la sunna dans le Maghreb après que ses dernières traces s'étaient effacées », (Jawähir, T1, p.20). »

Florilège de la tradition soufie