SoufiStudio
Maîtres soufis

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« POÈMES Poèmel3 1 Ils disent:« Ne regarde ni Suad ni 'Ultoâ, Abandonne les apparences et vise Celui que tu désires, 2 Car tu es blessé au cœur, esclave de l'amour, La folie t'est familière, ou plutôt c'est d'elle que vient ta maladie qui empire. 3 Déjà la nuit noire te met dans les braises qui t'enflamment; Tu es comme piqué par un scorpion, victime d'une calamité». 4 J'ai dit:« je me uois.je ne vois rien d'autre que ce qui a mis en captivité Mon cœur, et a redoublé le préjudice et l'épreuve. 5 J'ai regardé vers Lui, et l'amante était persuadée Que je la regardais, elle. Que non ! Son Sourire, à Lui, est le plus éclatant. 6 Mais la Beauté de celui qui aime s'est présentée à ma vue, Et voici que je me présente à Lui, cause de la plainte. 1 Il me parle par symbole de derrière un voile ; Et on ne peut rapporter tout ce que dictent les yeux des jeunes filles. s Nul ne parle hormis Lui, lorsqu 11 S'adresse à nous, Et nul hormis Lui n'entend la pensée intime et la conversation secrète. 9 je m'adresse à moi-même, en Lui, indubitablement. Je me fais m'entendre moi-même, en moi-même, rien d'étonnant. 10 Ô malheur, que l'âme est rendue malade dans la passion. je n'espère ni union, ni consolat »

Florilège de la tradition soufie

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