SoufiStudio
Maîtres soufis

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« POÈMES Ô mon cœur blessé tantpar l'éloignement que par la proximité, Ton remède est inaccessible, tu ne peux échapper à ton trouble. io Ô centre de mon être qui se liquéfie de tristesse en s'enflammant ! Ô mon regard, tu ne cesses d'être noyé de larmes ! 11 je questionne à propos de mon âme car c'est moi qui l'ai égarée. La folie, à ce que l'on dit, est de différentes sortes, 12 Éperdu, j'interroge sur mon cas ceux que je rencontre, Sans exception, piéton ou cavalier. 13 je leur demande : « Où est-il donc celui qui me donnera mon unité? Je m'engage à lui être redevable à jamais ! » 14 je questionne aussi sur le plateau où se trouve mon campement, Cherchant les jardins du fond de la vallée et Na 'mân, 15 Lieux de mon séjour de printemps et d'été Depuis que je fus, jusqu a ce que je commence à demander à y venir l'hiver. 16 Chose étonnante: je n'ai aspiré qua ma propre essence, Et mon âme n'a aimé qu'elle-même, rien d'autre. 11 je suis l'amour, l'amant et l'aimé ensemble; je suis l'amoureux et l'objet d'amour, en secret et à découvert. ts je dis :« moi !» mais, y a-t-il ici autre que "moi"? A propos de "moi': je ne cesse d'être dans le trouble et l'ahurissement. Vers 14. - fond de la »

Florilège de la tradition soufie

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