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« Ne peut autoriser une chose que la personne qui possède cette chose et est en mesure d’en autoriser l’accès ou la possession. Par exemple ne peut autoriser une personne à entrer dans une demeure que le propriétaire de cette demeure. Rappelons que ce qui est transmis doit dépendre d’une autorisation, cette dernière est de deux natures : divine ou/et humaine. C’est ce que René Guénon développe en parlant du « Mandat du Ciel », mandat que l’on peut distinguer comme direct ou indirect mais qui peut également être les deux à la fois. Le Mandat direct est celui reçu verticalement donc de Dieu directement, et l’autre, celui reçu indirectement, c’est-à-dire par un homme qui l’a lui-même reçu directement de Dieu ou d’un homme. Le Mandat reçut de Dieu est le plus sûr, le plus complet, le plus primordial, c’est le réel Mandat, effectif et directement opératif pour quiconque a la force de le recevoir. R. Guénon écrit : «le Wang n’est réellement tel que s’il possède le «mandat du Ciel» (Tien-ming), en vertu duquel il est reconnu légitimement comme son Fils (Tien-tseu) ; et ce mandat ne peut être reçu que suivant l’axe envisagé dans le sens descendant, c’est-à-dire en sens inverse et réciproque de celui dans lequel s’exercera la fonction « médiatrice », puisque c’est là la direction unique et invariable suivant laquelle s’exerce l’« Activité du Ciel »!. En note, il précise : «Le pouvoir du Souverain dérive de celui du Principe ; sa personne est choisie par le Ciel » (Tchoang-tseu, ch. XIT). »