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Maîtres soufis

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« Il découvrit, très jeune, ses aspects, ses stations (maqämäât), la connaissance des grands cheikhs. La vie ascétique le tenta très vite ainsi qu’il donnera une grande place au Dhikr et invocations de toutes sortes nécessaires pour atteindre les états supérieurs. On pourrait compter parmi ses cheikhs et maîtres, durant cette première période, son père, puis le grand ‘Arif Sidi al-Mabrük Ibn BüAfia al-Madäwi al-Tijänt. Après la mort de son père et de sa mère le même jour vers 1757, il quitta une première fois son pays pour Fès et ses environs à la recherche de savoirs et pour rencontrer le plus grand nombre de porteurs de baraka à l’époque. C’est dans cette région du Maroc, autour de Fès, grand centre religieux et culturel, plus précisément à l’endroit nommé JabalZabïb qu’un cheikh qu’on comptait parmi les gens du Kashf, Sidi Ahmad Ibn Hasan al-Wanjali (mort en 1771 lui suggéra de retourner dans son pays en lui prédisant un avenir où il marquera à jamais son temps et les générations futures. Cheikh se dirigea alors vers le Sahara en quête d’autres signes et surtout d’un guide spirituel. Il restera un certain temps dans le Sahara, plus précisément dans la zäwiya dit de « Balad al-Abyad » où se trouve le mausolée du célèbre Cheikh SidiAbd al-Qâdir Ibn Muhammad plus connu sous le nom de Sidi Cheikh. Cheikh Ahmad Tijäni retournera pour une courte période à AïnMâdi avant de repartir pour Tlemcen où il se retira, loin de tout, adorant Dieu, étudiant et enseignant l’islam aux populations. »

Florilège de la tradition soufie