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Maîtres soufis

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« en sa mère et se laisse mener les yeux fermés. Cependant, dans cet état, l’enfant posera des questions à sa maman : où va-t-on, quand arrive-t-on ? Quand est-ce qu’on rentre ? Bien que 1 Futûhât al-ilahivyah, p.226. Ibn ‘Ajiba. s’ils doivent traverser une rue, il ne regardera ni à droite ni à gauche, mais il suivra aveuglément sa mère. La troisième phase est celle où l’initié doit être les mains d’Allah comme le mort entre les mains du laveur, il n’oppose aucune résistance, ne pose aucune question. Il n’a plus de volonté propre, il obéit en totale confiance. Ibn ‘Arabi pour parler de cet état donne deux exemples parlants : l’être doit être comme la feuille morte que le vent déplace à son gré et l'emporte où il veut, et la déplace quand il veut. Il compare encore l’initié de ce rang à l’ombre, il dit : l’ombre accompagne la personne qui l’a engendrée sans s’interposer, questionner ou se plaindre. Que la personne aille dans un lieu luxueux et parfumé ou dans un dépotoir nauséabond, l’ombre suit sans mot dire. A cette station il n’y a plus de choix, l’être est sous la tutelle du Wähidu-l-Qahhär, de l'Unique qui contraint. La certitude se décline aussi en trois niveaux hiérarchiques Imu-l-yagin : ‘Aynu-l-vaqin : Pour revenir à la structure ternaire globale de la voie at-Takhalli, at-tahalli et at-tajalli, la période d'isolement sous ses différentes formes : J'tikäf, ‘Uzla et Khalwa constitue la première des trois étapes, at-takhili. Étape que l’on peut rapprocher à la première partie du Wird!?, Al-istighfar. »

Florilège de la tradition soufie