۞
« dire en pleurant : « Ô gens de cette contrée, si vous saviez qui est celui qui se présente à vous dans sa caravane, vous embrasseriez le pied de son chameau ! La baraka se présente à vous ! » Sa demeure à Alexandrie était l’une des tours de flanquement que le Sultan avait réservées, comme un legs religieux, pour lui et ses enfants. J’y suis rentré en l’an 715. Dans sa partie la plus basse, il y avait un large réservoir et des endroits pour attacher les animaux ; dans la partie médiane, des logements pour les pauvres et une grande mosquée ; la partie la plus élevée, contenant les pièces nobles, était ses appartements et ceux de sa famille. Il se maria à cet endroit, et des enfants naquirent de lui, dont le Cheikh Shihâbu-Dîn Ahmed, Abül-Hassan Ali, et Abû Abdallah Mohammed Sharafu-Dîn que j’ai vu quand je suis allé à Damanhür où il résidait alors. Parmi ses filles, il y avait Zaynab qui eut des enfants, dont certains que j'ai vus, et ‘Arîfat-al-khayr, que j’ai rencontré à Alexandrie. Je n’en connais pas d’autres que ceux-là. Je mentionnerai par la suite ce que j’ai connu d’eux en guise de bénédictions (barakât), si Allah —Exalté soit-il- veut. Il (le Cheikh) resta dans cette situation pendant des années. Certaines années, il partait faire le pèlerinage, et d’autres non. »