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« de l'âme arabe, et d'autre part avec les rythmes naturels dont cette âme faisait l'expérience quotidienne (cadence du pas des chameaux, etc.) On peut penser que la qualité spirituelle de la poésie préisla mique a subi, comme dans le cas de la poésie de l' « antiquité occidentale classique » dont parle René Guénon, une dégéné rescence qui a justifié, lors de l'avènement de l'Islam, que l'on accuse les poètes d'être inspirés par des Jinns et non plus par des anges, ou par leurs équivalents dans l'ancienne tradition 27 - L'Émîr cite cette autorité dans le Mawqif 85 à propos du hadîth : « En vérité, ce Coran fut révélé selon sept lectures : récitez ce qui vous en est facilité ! » en précisant alors : « Il a été extraordinaire ; son apport en la matière est sans précédent. » Le Kitâb al-Ibrîz a été traduit en partie par Zakia Zouanat, sous le titre Paroles d'or, Éd. du Relié, 2007. 26 - Le sanscrit Dêva et le latin Deus ne sont qu'un seul et même mot. [Note de René Guénon.] »