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Maîtres soufis

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« de l’Adab, du hadith, il fut également poète et légua à la postérité un diwän repris par l’ensemble des turûq. Il parcourut ainsi tous les états et toutes les stations spirituelles jusqu’à parvenir à l'horizon suprême, la demeure des proches. Il prit part à la bataille de Hittîn sous le commandement de Salah ad-Dîn qui conduisit à la victoire sur les croisés et la reprise de Jérusalem. Avant cette période il se retira un certain temps à Damas la ville où sera plus tard inhumé Ibn ‘Arabi. C’est probablement de cette ville où fut lancé l’appel au Jihad par Salah al-Dîn que Shu’ayb se rallia aux combattants. Il eut le bras sectionné, en reconnaissance, le maître obtint une donation à perpétuité se trouvant à la porte des Maghrébins et dont il pourrait profiter de l’usufruit ainsi que ses descendants. Cela dura jusqu’à la création de l’État d'Israël qui annexa ces biens. L'autre grand maître andalou, sidi Muhy Dîn Ibn ‘Arabî qui nommait sidi Abüû Madyan notre maître ou le maître des maîtres nous renseigne abondamment sur sa vie et sa maîtrise. Il dit de lui par exemple : « Notre maître sidi Abû Madyan contemplait Dieu de ses yeux et de son cœur en permanence », ou encore : « Notre maître sidi Abû Madyan fait partie des dix-huit âmes qui manifestent l’ordre divin par l’ordre divin, ces êtres ne voient qu’Allah dans les univers. Ce sont les gens de l’extériorisation et de la manifestation. Ils sont connaissant des causes intermédiaires et la rupture des habitudes est chez eux une habitude ». »

Florilège de la tradition soufie