۞
« cerveau » publié dans le numéro de la revue Regnabit de janvier 1927. $ Hadith rapporté par Al-Bayhagi dans son Shi ‘ab Al-îmân, d’après Anas. 9 Rapporté par Bukhâri et Muslim, d’après ‘Umar, et par beaucoup d’autres transmetteurs de hadith. Si le rapport au divin ne peut s’établir correctement, c’est qu’il y a un problème au niveau de l'un des trois composants de ce rapport : l'émetteur, le récepteur ou le réseau. Concernant l'émetteur, en l'occurrence Allah, il ne peut y avoir de problème. Ensuite, on doit observer l’état du récepteur qui doit être en bon état de fonctionnement et surtout en disposition de recevoir ce qu’émet l'émetteur. Soit le récepteur est en mauvais état ou dans des dispositions rendant le lien impossible. Dans les deux cas, il faut remédier au problème : réparer le récepteur et l’orienter correctement vers la source émettrice. Ce qui nous ramène aux notions conjointes de jihäd an-nafs (combat intérieur de purification) et d'orientation conduisant à la conscience du but visé et à la capacité d’être concentré (orienté vers la source). Le dernier problème est celui du réseau reliant l'émetteur au récepteur. Le réseau est, en l’occurrence, le Prophète en tant que maître et intermédiaire suprême. Le problème est tout simplement un rapport au Prophète négligé ou inexistant. Penser pouvoir être en lien avec Allah sans passer par le Prophète donc par ce qu’il a amené : le Coran et la sunna, n’est qu’ignorance et prétention. Tous les maîtres humains ne font que transmettre ce que le Prophète a amené, ils ne sont rien par eux-mêmes, ils se résorbent tous en lui. Un maître humain qui ne mène pas au Prophète, qui ne fait pas en sorte de s’effacer pour le laisser apparaître ne remplit pas sa fonction et est un imposteur. »