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« ans. Plusieurs revirements, le procès avorte une première fois grâce aux soutiens que Hallâj possède encore parmi les hauts dignitaires. C’est pendant cette période d’internement qu’il prêche et que plusieurs amis lui rendent visite en prison et notent ses enseignements. Hamid s’appuie sur un général : Mu’nis grâce auquel il se débarrasse des aides de Hallâj ; Nasr et Ibn ‘Isâ. Hamid pousse le Calife à accepter une hausse de la fiscalité qui est appelée à ruiner Nasr et Ibn ‘Isâ. En s’appuyant sur le chef des lecteurs de Coran Ibn Mujähid, Hamid rouvre le procès de Hallâj. Ibn ‘isâ est dessaisi du procès et Nasr de la garde de sa personne. Le vizir Hamid fait comparaître Ibn ‘Isâ devant le tribunal qui continue à soutenir Hallâj. Malmené, Ibn ‘Isâ meurt de ses blessures. Hamid obtient la condamnation à mort de Halläj grâce au Qadi Hammädi complaisant avec les puissants. Ils se servent d’une lettre de Halläj dans laquelle il dit : « Détruis la Ka’ba pour la rebâtir vivante et priante parmi les anges ». Hamid promet la judicature du Caire à Ibn Mukram s’il signe l’arrêt de mort de Hallâj. Le Calife finit par signer l’arrêt de mort lors d’un festin organisé par les comploteurs. »