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Ibn ʿArabî

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« t ce qu'il lui commandera ou défendra, ou ce dont il lui donnera notifica­ tion; tout comme on acceptait ses décisions lorsqu'il vivait en ce monde : en se conformant littéralement à ses paroles, suivant le contexte, le sens extérieur ou l'idée générale, etc. S'il lui donne quelque chose, c'est cette chose qui devra être interprétée. Si celle-ci revêt ensuite dans le monde sensible une forme sem­ blable à celle perçue dans le monde imaginaire, la vision ne comporte pas d'interprétation ; c'est ce qui explique qu'Ibrahim - sur lui la Paix ! - et Taqî b. Mukhallad se fièrent à ce qu'ils vi­ rent.37 31. Le terme "forme" petit s'appliquer à la fois à "son esprit" et à son "noyau d'im1 mortalité" (latîfatu-hu). 32. Littéralement : contemplées. 33. Littéralement : ni à partir de la forme de quiconque. 34. La forme de l'esprit de Muhammad est celle de l'Esprit divin, qui est incompa­ rable. Nul ne peut la connaître, ni par comparaison avec une autre forme, ni à partir de la sienne. 35. Les réalités essentielles des êtres sont toutes uniques, irréductibles les unes aux autres et incomparables. 36. Sûratin jasaàiyyatin. 37. Le premier pensa qu'il devait en être ainsi du fait que le contenu »

Muḥyî ad-Dîn Ibn ʿArabî

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