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Ibn ʿArabî

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« NÛH 141 qui reconnaissent immédiatement la vérité d'une révélation nouvelle et se réjouissent de voir confirmé, à l'intention de tous, ce qui était connu seulement de l'Élite dont ils faisaient partie18. Ici encore, ce qui est dit de la risâla adressée à ceux qui adorent des divinités parti­ culières peut être transposé, s'agissant de la risâla universelle de l'Islam, à l'ensemble des formes traditionnelles. A ce point de vue, le Nom ar-Rahmân comporte une signification qui se rapporte spécia­ lement à ce monde, puisqu'il a enseigné à l'Homme le Qur'ân19, c'est-à-dire la Synthèse qui contient tous les Noms et toutes les Louanges en dépit de la diversité de leurs formes. 20 6. L'égarement dont il est question à deux reprises au verset 24 de la sourate Nûh est interprété à son tour dans un sens initiatique et identifié à la hayra (perplexité). La multiplicité des divinités adorées, assimilée à celle des théophanies, devient source de perplexité, et, par là même, de science. La connaissance véritable dépasse la capaci­ té de l'intellect créé "fixateur"21, car elle est celle du coeur sans cesse "retourné"22 par des épiphanies nouvelles. Le symbolisme géométrique utilisé dans le deuxièm »

Muḥyî ad-Dîn Ibn ʿArabî

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