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Ibn ʿArabî

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« , la science "régit" celui auquel elle se rapporte et en fait un savant ; de l'autre, celui-ci "régit" la science en la ren­ dant éphémère dans le cas d'un être éphémère, éternelle dans le cas d'un être éternel. Chacun est donc, à la fois, "régissant" et tf • Ml régi . 5. Il est bien connu qu'en dépit de leur intelligibilité les Idées universelles sont dépourvues de réalité propre et qu'elles n'existent que par leur fonction attributive49. Elles sont régies par les êtres déterminés auxquels elles s'appliquent, sans être soumises pour autant à la séparation et à la divisibilité, ce qui leur serait impossible. Leur essence est présente dans tout être 46. Haqâ'iq. Pour comprendre la portée exacte que revêt ici ce terme, il faut se repor­ ter à ce qui a été précisé dans la note (43). Il s'applique, en effet, aussi bien à la distinction qualitative des différents attributs (comme celle de la vie et de la science) qu'à la distinction qualitative des êtres auxquels ces attributs sont appli­ qués (Dieu, l'ange et l'homme). 47. Littéralement ; nous disons de l'ange qu'il possède la science et la vie et qu'il est le "vivant", le "savant", et nous disons de l'homme qu'il possède la science et »

Muḥyî ad-Dîn Ibn ʿArabî

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