۞
« chânî : "Les esprits ont une odeur comme les chevaux", et le second rappelé par le Lisân al-'Arab : "Le parfum (ar-rîh) vient du razvh Allah, c'est-à-dire de la miséricorde d'Allah à l'égard de Ses serviteurs". Razvh désigne plus spécialement le nasîm ar-rîh, c'est-à-dire le "parfum subtil" qui se répand tout d'abord, lorsque la bonne odeur n'a pas encore pris la plénitude de sa force. Tout ceci permet de comprendre pourquoi Jandî explique éga lement la présente Sagesse par référence "à la théophanie et à la science divine manifestée dans l'odorat" ; d'autant plus qu'il justifie cette interprétation en citant un autre verset coranique relatif à Ya'qûb : En vérité, je décèle le parfum de Yûsuf {rîh Yûsuf). Puis siez-vous ne pas m'accuser de radotage (Cor,22,94). Le fondement de cette façon de comprendre la razuhiyya est, lui aussi, d'ordre méta- 3. Cf. Lisân al-'Arab. La même idée est évoquée dans l'Apocalypse à propos de la descente de la Jérusalem Céleste : "Et II essuiera toute larme de leurs yeux" (Apoc,22,4). 4. Sur le sens de ce hadîth, cf. Les sept Étendards, p. 100. 5. Râha, rûh et rîh diffèrent essentiellement par leurs lettres médianes yâ, wâw et alif, qui symbolisent le »