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« bi blique qui mentionne l'immolation d'un bélier. Or, celui-ci est un emblème de l'antique sacerdoce de Râm. Le commentaire sur Y Ar chéomètre de Saint Yves d'Alveydre paru dans La Gnose décompose le nom d'Abraham en Ab-Râm, ce qui signifie "le père du bélier" et per met d'identifier la fonction sacerdotale du Patriarche à celle de Râm. Par ailleurs, les Pères de l'Eglise, à la suite de Saint-Paul2, voient dans Isaac portant le bois du sacrifice une image du Christ. En pous sant plus loin ce rapprochement, on peut voir qu'Abraham, Isaac et le bélier sont, du point de vue de la théologie chrétienne, une figure de la Sainte Trinité ; du reste, Ibn Arabî indique expressément leur identité essentielle3. Le bélier apparaît ainsi plus spécialement comme un symbole de l'Esprit Universel. Dans l'Apocalypse, il est représenté sous la forme adoucie et miséricordieuse de l'Agneau4. Rappelons que la Jérusalem Céleste est une ville "qui n'a pas besoin d'être éclairée par le soleil ou par la lune, parce que la Gloire de Dieu l'illumine et que l'Agneau est sa lampe"5. Or, cette "lampe" est ana logue à celle qui est mentionnée dans le Coran à propos de la Niche 1. Sur la relation du Califat e »